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Intégration des études infirmières dans le processus LMD (licence, master, doctorat)
Madame la Ministre,
Comme nous vous l’avions écritle 31 octobre 2007, nous représentons
des organisations infirmières associatives, syndicales ou étudiantes
animées par la ferme volonté de réformer les formations infirmières sur
le format LMD issu du processus de Bologne.
L’évolution des besoins et des attentes de la population en matière de
santé et de soins infirmiers ainsi que les attentes des infirmières et
infirmiers, commandent une réforme globale de cette filière de
formation. ...
Notre
analyse nous conduit à penser que l’élévation du niveau de
qualification qui s’ensuivrait, permettrait à cette profession
responsable de conserver une dynamique d’amélioration continue de la
qualité des prestations de soins dispensées aux usagers, conforterait
les capacités d’adaptation des professionnels engagés dans un processus
de formation tout au long de la vie, renforcerait le potentiel
d’attractivité de cette filière, réduirait le taux d’érosion observable
en formation initiale et permettrait certainement d’augmenter la durée
de vie professionnelle des infirmières qui est extrêmement courte (12
ans, tous secteurs d’activité confondus).
Dans l’attente de votre réponse et d’une audience que nous vous
demandons pour la seconde fois de nous accorder, nous vous prions de
croire, Madame la Ministre, à l’assurance de notre haute considération.
Groupe « Unité pour le LMD »
Plate forme de propositions
Contribution de la discipline infirmière
à l’approche interdisciplinaire de la santé
Un passé
Héritière de pratiques sociales ancestrales visant à porter une
attention particulière à l’Autre dans le but de lui apporter une aide,
la fonction infirmière a été introduite en France à la fin du 19ème
siècle. La création de cette activité professionnelle répondait à des
besoins spécifiques de la société d’alors. Les progrès scientifiques
réinvestis au service de la santé de la population, avaient rendu
nécessaire l’introduction de la fonction infirmière. Dotée des
connaissances nécessaires à sa pratique clinique en institution de
soins (l’infirmière hospitalière) comme au cœur de la population
(infirmière visiteuse), l’infirmière supplantait traditions et
croyances dans le domaine du soin, utilisées et transmises jusqu’alors
par les congrégations religieuses et les laïques.
L’infirmière, à l’instar du médecin, du pharmacien et de la sage femme
étaient alors les professionnels de santé dont la contribution était
jugée essentielle à l’amélioration de l’état de santé de la population.
L’identification d’un champ d’exercice spécifique dans le domaine de la
santé, l’identification des savoirs à acquérir pour exercer ainsi que
le développement d’un dispositif de formation spécifique, marquaient la
création d’un embryon de discipline infirmière. Ces savoirs explicités
pouvaient plus facilement être transmis.
Plus encore, en rendant obligatoire la possession du diplôme d’état
pour exercer la fonction d’infirmière et en exigeant l’enregistrement
de toute professionnelle auprès de l’autorité de santé publique, la
société attribuait un statut professionnel à cette activité soignante.
Un présent
L’attribution, en 1978, d’un rôle propre à l’infirmière, centré sur
l’entretien et la continuité de la vie, l’accompagnement des réactions
humaines liées aux trajectoires de santé des personnes, reconnaissait
une approche infirmière singulière qui enrichissait sa contribution à
l’établissement du diagnostic médical et à l’application de la
prescription thérapeutique. Le raisonnement clinique infirmier,
alimenté d’une séméiologie infirmière (les diagnostics infirmiers) et
médicale, est reconnu comme l’élément central de la pratique clinique :
comprendre la situation du patient pour ensuite mieux agir de manière
autonome ou en interdisciplinarité.
Le cadre réglementaire spécifique, désormais inclus dans le Code de
Santé Publique, qui régit la pratique et la formation, met en avant la
spécificité du champ disciplinaire infirmier dans le champ de la santé
et jette les bases d’une déontologie infirmière.
L’infirmière doit assumer sa responsabilité face à la société :
dispenser des soins infirmiers personnalisés en mobilisant les
connaissances les plus récentes. Davantage, le Code de Santé Publique
fait de la recherche en soins infirmiers une mission de l’infirmière
pour laquelle les programmes de formation initiale et post diplôme
préparent les étudiants et les professionnels. Ces textes valident
l’utilité sociale de la communauté scientifique infirmière à l’instar
de ce qui existe dans d’autres pays européens. La finalité de cette
communauté scientifique réside dans la mise en lien des connaissances
produites par des infirmières compétentes en matière de recherche, avec
les infirmières « consommatrices » de ces savoirs scientifiques afin
d’enrichir leur activité clinique, de formation ou de gestion.
L’instauration de l’Evaluation des Pratiques Professionnelles afin de
garantir une qualité de soins optimale à l’usager de notre système de
santé, vient conforter l’obligation déontologique d’actualisation de
ses pratiques.
Alors que la Haute Autorité de Santé utilise les connaissances
scientifiques issues des travaux de recherche en sciences infirmières
menés à l’étranger afin de formuler des recommandations de bonnes
pratiques, il est là aussi paradoxal de ne pas reconnaître l’utilité
d’une filière infirmière incluant un niveau doctoral en France.
La conception contemporaine de la santé place la collaboration entre
les bénéficiaires de soins et les professionnels de santé comme
essentielle à l’atteinte de résultats signifiants. La complexité des
projets de soins requis implique une approche interdisciplinaire des
situations de soins. Cette interdisciplinarité se définit au cœur des
situations de soins par le croisement de perspectives disciplinaires
variées dont la mise en commun vise à acquérir une meilleure
compréhension des problèmes et à proposer des approches thérapeutiques
combinées efficaces. Chaque discipline a ainsi l’objectif d’apporter
une contribution optimale dans son champ spécifique.
Un futur
L’infirmière a été identifiée à la première place des professions
sensibles susceptibles de connaître des mutations profondes dans
l’étude réalisée en 2007 par le ministère de la santé.
La profession infirmière est incontournable dans le champ de la santé
publique afin de répondre aux besoins de santé d’une population
vieillissante, victime de pathologies chroniques et dans des situations
souvent complexes. Celle-ci doit donc être attractive et offrir des
trajectoires professionnelles stimulantes afin de fidéliser ses
praticiens.
Ce groupe professionnel, important en nombre, doit être abordé comme
une ressource dans laquelle il importe d’investir sur le court terme
pour développer des compétences au lieu de se focaliser sur une logique
économique à court terme.
La recherche infirmière représente un levier puissant permettant
d’optimiser le rapport coûts/bénéfices à long terme dans le champ de la
santé. Il est nécessaire d’investir dans une filière universitaire en
soins infirmiers permettant le développement d’un seuil de compétences
requis selon le champ d’activité dévolu au diplôme préparé :
- analyse
critique, utilisation des connaissances scientifiques et stratégie
d’introduction de l’innovation pour les infirmières consommatrices de
travaux de recherche. C’est à dire celles engagées dans la pratique
clinique, la formation et la gestion.
- conception,
conduite et diffusion de travaux de recherche pour les infirmières
préparées à un niveau doctoral dans leur discipline.
Ce dispositif universitaire fournirait les structures opérationnelles
(laboratoires, enseignants-chercheurs, jeunes chercheurs, …)
indispensables au développement et au fonctionnement de toute
communauté scientifique.
Il est temps de sortir le groupe professionnel infirmier de
l’injonction paradoxale qu’il subit. La société, par le biais de la
réglementation, lui assigne les responsabilités caractéristiques d’une
communauté scientifique sans mettre à sa disposition les
infrastructures universitaires requises. D’autant plus paradoxale que
dans nombre de pays du monde, cette discipline est reconnue à un niveau
scientifique.
Focus sur la discipline infirmière et les sciences infirmières
Préambule :
- Les soins infirmiers offrent une réponse spécifique dans le domaine de la santé.
- Cette
réponse singulière est complémentaire de celle apportée par les autres
disciplines évoluant dans le champ de santé (médecine, pharmacie,
biologie, rééducation, …).
Les soins infirmiers regroupent 4 domaines d’activités interdépendants :
- la pratique clinique.
- la formation dans le domaine des soins infirmiers.
- la gestion de l’offre de soins infirmiers et du service infirmier.
- la recherche infirmière.
La pratique clinique est l’essence de l’exercice infirmier.
Les savoirs qui alimentent l’exercice infirmier sont multiples.
Certains sont accessibles par la recherche scientifique classique mais
d’autres plus qualitatifs, sont nécessaires à la pratique. Tout aussi
rigoureux, ils permettent l’individualisation de la réponse soignante,
l’identification et la gestion de questions d’éthique clinique ainsi
que la connaissance de soi acquise au cours de son expérience
professionnelle.
Les soins infirmiers renvoient à une assise de savoirs. La discipline est au service de la profession infirmière.
Le projet de la discipline infirmière regroupe et conforte les savoirs
qui vont permettre d’entretenir, de soutenir et de promouvoir la vie au
quotidien de toute personne malade, blessée ou handicapée, et de toute
communauté ou collectivité dans son environnement. Ces savoirs et
connaissances scientifiques visent aussi à accompagner leurs réactions
face à leur trajectoire de santé, à contribuer à l’établissement du
diagnostic médical et à l’application de la prescription médicale.
Cette discipline œuvre, afin de formaliser les savoirs sur lesquels
elle s’adosse, par la recherche, donnant ainsi naissance à une science
infirmière.
Caractéristiques de la science infirmière.
C’est une science à la croisée des sciences naturelles et des sciences humaines.
Son champ d’investigation est large, les soins infirmiers étant
dispensés dans des environnements très variés (domicile, structure
médicosociale, école, milieu carcéral, établissement de santé, …).
Il peut être catégorisé ainsi
Domaine clinique :
- les
principes et les lois qui gouvernent les processus de vie - le bien
être - le fonctionnement optimal des êtres humains malades ou en bonne
santé,
- les régularités observables dans les comportements de la personne ou du groupe en interaction avec son environnement,
- les processus pourvoyeurs de changement satisfaisants sur la santé des individus.
Domaine de la gestion des soins infirmiers.
Domaine de l’enseignement et de la formation appliquée aux soins infirmiers.
En outre, la discipline infirmière apporte sa contribution spécifique aux recherches interdisciplinaires.
Ce vaste champ disciplinaire est abordé en articulant les objectifs recherche fondamentale et recherche appliquée.
Les méthodologies de recherche employées pour l’explorer s’adossent sur
des philosophies plurielles parfois nommées approches quantitatives,
approches qualitatives ou mixtes.
Les décisions que nous jugeons nécessaires
Le
lancement d’une réforme globale de la filière de formation infirmière
(formation initiale et post diplôme) dans le cadre de l’enseignement
supérieur en application des modalités définies par le processus de
Bologne.
La création d’une discipline des sciences infirmières dans le champ académique.
La reconfiguration des dispositifs actuels de formation :
- Attribution
du diplôme de Licence en sciences des soins infirmiers à l’entrée dans
la profession infirmière conjointement à l’attribution du diplôme
d’état par le ministère de santé (organisme certificateur).
- Diplôme
de Master en sciences infirmières donnant accès aux domaines
d’activités cliniques infirmiers post diplôme avec attribution
conjointe d’un diplôme d’Etat. Les dispositifs de formation des
spécialités actuelles (infirmiers anesthésistes, infirmières
puéricultrices, infirmiers de blocs opératoires) seront reconfigurés
dans cette perspective. Pour les domaines de la gestion et de la
formation un diplôme de Master sera délivré au terme du cursus
conjointement au diplôme cadre de santé option infirmier. Pour le
domaine de la recherche, un Master en sciences infirmières sera créé.
- Doctorat
permettant de construire les connaissances scientifiques nécessaires à
la santé de la population, à l’exercice de la profession infirmière et
en partenariat avec les autres disciplines évoluant dans le champ de la
santé.
- Le
maintien du principe d’équité nationale dans l’attribution des diplômes
universitaires et des diplômes d’Etat donnant autorisation d’exercice.
- La
mise en œuvre de mesures transitoires permettant à l’appareil de
formation et à ses acteurs d’accompagner la mise en œuvre de cette
réforme.
- Une équivalence Licence pour les infirmiers et infirmières en activité déjà diplômés.
Qui sommes nous ?
• Des professionnels infirmiers issus de tous les domaines d’activités
: pratique clinique généraliste et spécialisée, formations, gestion et
recherche infirmière.
• Des soignants travaillant dans des secteurs variés relevant de
modalités d’exercice différentes (fonctions publiques, secteur privé,
exercice libéral).
• Des infirmières engagées dans des associations professionnelles, des syndicats professionnels et des syndicats confédéraux.
• Des étudiants.
• Un groupe informel uni autour d’une même finalité : articuler le
développement de la profession, de la discipline et de la science
infirmière au service de la population et dans une démarche
interdisciplinaire dans le champ de la santé.
• Des professionnels soucieux de maintenir et de garantir la qualité
des soins infirmiers auprès de la population, préoccupés par la pénurie
actuelle et à venir et par la désaffection des jeunes pour une
profession centrée sur l’humain, aux débouchés assurés.
• Un groupe qui, depuis des mois, mène une réflexion de fond sur
l’avenir de la profession infirmière au regard des besoins de santé de
la population afin de dégager une plate forme de propositions en
matière de formation visant à doter les professionnels infirmiers des
compétences et des infrastructures de soutien requises par leur
exercice.
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Françoise TARIS-MOREACIA
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Aline DEQUIDT - AEEIBO
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Danielle CADET - AFDS |
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| Didier BORNICHE - AFIDTN |
Christophe DEBOUT- ANFIIDE |
Carmen BLASCO - APPI
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Ljiljana JOVIC - ARSI
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Jézabel MOREAU - ASSIA |
Annick SAILLAND - CEEPAME
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Michel ROLLO - CFTC
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Dominique LAHBIB - CGT Santé/Sociaux
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Marcel AFFERGAN - Convergence Infirmière
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François IZARD - Coordination Nationale Infirmière-CNI
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Jean-Michel ELVIRA - ONSIL
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Brigitte LE CHEVERT - SNICS-FSU
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Brigitte ACCART - SNIES-UNSA Education
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Annick TOUBA - SNIIL |
Thierry AMOUROUX - SNPI-CFE-CGC
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| Christiane FROT - UNAIBODE |
Jean-Jacques SCHARFF - UNASIIF
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Alexandre THIEBAULT - UNEF
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• ACIA Association des Cadres Infirmiers d’Aquitaine
Soins Santé Domicile 7 place de la Vème République 33600 PESSAC
• ASSIA Association du Service de Soins Infirmiers Angevins
IFCS CHU d’Angers 4 rue Larrey 49933 ANGERS CEDEX 9
• AFIDTN Association Française des Infirmiers(ères) de Dialyse, Transplantation et Néphrologie
Immeuble Mach 7 - Avenue des Hauts Grigneux - 76420 BIHOREL
• AEEIBO Association des enseignants des écoles d’infirmiers de bloc opératoire
351 rue Ambroise Paré 59120 LOOS
• AFDS Association Française des directeurs des soins)
CH Lariboisière - Fernand Widal – 2 rue Ambroise Paré 75010 PARIS
• ANFIIDE Association nationale française des infirmières et infirmiers diplômés et étudiants
5 rue Blaise Pascal 94440 VILLECRESNES
• APPI Association de promotion de la profession infirmière
12 rue des Fonds Verts 75012 PARIS
• ARSI Association de recherche en soins infirmiers
31 rue du Dr Chatellier 60600 CLERMONT DE L’OISE
• CEEPAME Comité d’entente des écoles préparant aux métiers de l’enfance
Ecole de puéricultrices 26 boulevard Brune 75014 PARIS
• CFTC Santé Sociaux
10 rue Leibniz 75018 PARIS
• CGT Santé Sociaux
263 rue de Paris 93514 Montreuil cedex
• CNI Coordination nationale infirmière
270 boulevard Sainte Marguerite 13009 MARSEILLE
• Convergence Infirmière
43 rue Beaubourg 75004 PARIS
• ONSIL Organisation nationale des syndicats d’infirmiers libéraux
30 boulevard de Strasbourg 31000 TOULOUSE
• SNICS / FSU Syndicat national des infirmier(e)s conseiller(e)s de santé
46 avenue d’Ivry 75013 PARIS
• SNIES / UNSA Education Syndicat national des infirmiers infirmières éducateurs de santé
87 bis avenue G. Gosnat 94853 IVRY SUR SEINE
• SNIIL Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux
111 bis boulevard Ménilmontant 75011 PARIS
• SNPI-CFE-CGC Syndicat national des professionnels infirmiers
39 rue Victor Massé 75009 PARIS
• UNAIBODE Union nationale des associations d’infirmiers de bloc opératoire diplômés d’état
16 rue Daguerre 75014 PARIS
• UNASIIF Union nationale des associations en soins infirmiers et des infirmier(ère)s français
21 rue Moreau 75012 PARIS
• UNEF Union nationale des étudiants de France
112 boulevard de la Villette 75019 PARIS
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