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1988 - 2008 : la Coordination fête ses 20 ans !
Suite à un arrêté de décembre 1987, qui remplaçait le Baccalauréat ou l’examen de niveau nécessaire à l’inscription à l’IFSI, par l’inscription pendant 5 ans à la sécurité sociale avec examen du dossier, les infirmières réagissent violemment. Cette mobilisation historique et sans précèdent donne naissance à la Coordination Nationale Infirmière.
En 1990, l’association devient syndicat afin d’être reconnue dans les établissements, par les pouvoirs publics et de pouvoir concrètement représenter la profession.
Notre organisation connaît des débuts difficiles, un mal nécessaire puisque les pionniers qui l’ont générée sont avant tout des professionnels du soin qui font alors la découverte d’un nouveau domaine : le syndicalisme. Suite à ces 20 années d’engagement, les coord’s et leurs représentants se sont aguerris et sont plus que jamais motivés à faire reconnaître la filière infirmière.
Le fameux slogan : « ni bonne, ni nonne, ni conne » n’a lui pas pris une ride et pourrait être repris en cette fin 2008…
Les infirmiers revendiquent toujours la reconnaissance BAC + 3, un
salaire en adéquation avec leurs compétences et leurs responsabilités
et des conditions de travail qui permettent un réel épanouissement
professionnel et une prise en soins de qualité.
Le 25 juillet 2008 ont eu lieu les élections des conseils régionaux de
l’ordre infirmier, le 25 novembre celles du conseil national. Une autre
page d’histoire se tourne avec cette réelle opportunité pour la
profession. lire la suite
Cela dit, cet organe fédérateur dont le rôle est de s’attacher à la
structure de notre profession (code de déontologie, principes
d’éthique, suivi démographique….) ne résoudra pas tous nos maux.
Afin que les revendications infirmières soient entendues, il est
nécessaire que l’ordre infirmier agisse en complémentarité avec les
syndicats infirmiers.
Évolution des techniques et des pratiques, démographie médicale et
paramédicale : le domaine de la santé connaît une phase de transition
importante. Bien évidement la profession, maillon incontournable de la
chaîne du soin, est au cœur de la tourmente. L’actualité infirmière
gravite autour de dossiers « chauds » et très imbriqués tels que,
l’intégration des professions de santé dans le système LMD, les
transferts de compétences, le projet de Loi « Patients, Santé,
Territoire », la gestion et l’avenir des hôpitaux en déficit, la mise
en place de l’ordre infirmier...
Positive ou négative, ce qui est certain est qu’une réelle et inévitable mutation professionnelle est en marche.
Elle ne doit pas être imposée aux professionnels dans l’urgence mais au
contraire se construire dans la concertation avec tous les acteurs !
Parce que la reconnaissance de notre filière devient un enjeu de santé
public, il est impératif que les pouvoirs publics nous entendent et
restaurent l’attractivité de nos professions.
Plus que jamais vos représentants CNI se font un devoir de vous informer et de vous représenter.
Si vous avez, comme nous, à cœur la reconnaissance infirmière, n’hésitez pas à nous rejoindre…
Coord’ialement
Nathalie DEPOIRE, Présidente CNI Coordination Nationale Infirmière
1988 - 2008 : déjà 20 ans que la CNI existe
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Suite à un arrêté de décembre 1987, qui remplaçait le Baccalauréat ou l’examen de niveau nécessaire à l’inscription à
l’IFSI, par l’inscription pendant 5 ans à la sécurité sociale avec
examen du dossier, les infirmières réagissent violemment. Déjà à cette
époque là, nous réclamions la reconnaissance de notre formation post
BAC et la sortie de cet arrêté au contraire dévalorisait l’accès à
notre formation.
Une première manifestation avait lieu le 25 mars 1988.
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28 avril 1988
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Le
28 avril 1988 a eu lieu la première Assemblée Générale et le vote de la
création de la Coordination Nationale Infirmière. Cette création est
officialisée à la Sorbonne, le 8 octobre 1988. Nous sommes à ce moment
sous le régime associatif et non syndical.
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| 13 octobre 1988 |
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16 décembre 1989
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Le
16 décembre 1989, constatant que comme association, nous ne pouvions
nous faire entendre, ni au niveau national, ni au niveau de nos
établissements, la Coordination Nationale Infirmière devient un
syndicat.
Ceci a permis à la CNI d’être à l’initiative des
mouvements de 1991, sans être obligée de demander le soutien d’un
syndicat traditionnel. Cette année fut également importante pour notre
profession avec la création du Service de Soins Infirmiers et
intégration du Directeur de Soins Infirmiers dans l’équipe de Direction
des établissements hospitaliers, mise en place de la Commission du
Service de Soins Infirmiers qui élira en son sein un représentant en
Conseil d’Administration.
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Octobre 1992
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Premières
élections professionnelles où la CNI peut se présenter. Alors que tout
a été fait pour l’en empêcher, elle obtient néanmoins un poste au
Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière (CSPFH) au même
titre que les syndicats multi-catégoriels, provoquant leur
mécontentement. Le résultat ne se fit pas attendre, en février 1993, le
Ministère de la Santé sort un décret modifiant les règles d’obtention
d’un siège en CSFPH, nous empêchant ainsi de siéger dans cette
instance. Alors jeune syndicat, nous ne savions pas qu’une Loi ne peut
être rétroactive et donc nous n’avons pas fait de recours.
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| 1994 |
La
CNI obtient un poste au Conseil Supérieur des Professions Paramédicales
CSPPM), qui nous sera enlevé en 2000 par Mme Martine Aubry alors
Ministre du Travail et de la Santé, pour les mêmes raisons qu’en 1992.
Cette année-là, le VIH est reconnu en maladie professionnelle pour les IDE : une réponse aux revendications de la CNI.
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| 2000 |
Grand
mouvement des Infirmiers de Bloc Opératoire à l’initiative de la CNI
qui a abouti à la signature d’un protocole avec le Ministère de la
Santé et le changement de grilles salariales des spécialisées.
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