Selon une dépêche APM du 3 février 2010,
Madame Bachelot « se félicite de la signature du protocole d’accord sur
le passage des infirmiers et infirmières en catégorie A qu’elle a
qualifié d’historique »…
La Coordination Nationale Infirmière souhaite réagir à ce nouvel effet d’annonce.
D’une
part, il nous semble intéressant de noter que le volet concernant la
revalorisation salariale n’a été signé que par le SNCH (Syndicat
National des Cadres Hospitaliers).
D’ailleurs
comment s’étonner qu’une organisation qui fédère nombre de Directeurs
cautionne une revalorisation à minima des infirmières et infirmiers ?
Ces mêmes Directeurs pensent peut-être déjà aux difficultés à gérer les
répercutions que cette augmentation pourrait induire sur leur budget,
dans un contexte d’un retour à l’équilibre financier imposé.
D’autre part, la CNI Coordination Nationale Infirmière déclare s’interroger sur la validité d’un accord
signé par une seule organisation si l’on se réfère aux Accords de Bercy
sur le dialogue social de la fonction publique de mai 2008.
Notre ministre de tutelle semble méconnaître notre histoire professionnelle.
Car s’il y a eu une véritable augmentation historique des
infirmiers et infirmières, il ne s’agit pas de ses propositions mais plutôt
des fruits des grandes
mobilisations infirmières de 1988 à 1991…
Convaincu de la supercherie faite à l’ensemble des professions de la
filière infirmière au travers de cet accord, notre organisation dénonce :
la mise en place d’une catégorie A aménagée pour les infirmières ne correspondant pas au A type.
un inadmissible chantage à la retraite par l’allongement de
carrière en contrepartie du passage à la catégorie A, niant ainsi les
critères de pénibilité.
une revalorisation indiciaire sous évaluée ne correspondant en
rien avec le niveau grade licence, à nos responsabilités et à nos
compétences.
Accepter cela, c’est accepter la dévalorisation de la profession !
des glissements de fonction de plus en plus evidents, des effectifs soignants de plus en plus etriques, une absence de reconnaissance criante et un mepris grandissant du ministere et pour finir des salaires de misere... mais ou va-t-on!!!! et pour finir passage de l'age a la retraite a 60 printemps!!! ben pourquoi pas hein!!!! mais que font nos syndicats? et que dit l'ordre la dessus mais là, motus!!! nada!!!a quand une bonne greve mais une vraie!!! mais je crois là que je reve!!! y'en a vraiment ras le bol!!
Je suis une jeune DE mais les illusions sont déjà parties. Je n'arrive pas à comprendre que nous n'arrivons pas à tous et toutes nous mobiliser.
Certaines y arrivent mais nous non. on se cache derriere des pretextes.... sommes nous égoistes ? est ce que l'on s'occupe seulement de nous...on passe des journées à s'occuper des autres, occupons nous aussi de nous.
Comme Coco, il faut une grêve dure et illimitée pour faire bouger les choses. Arrêttons le fameux : notre devoir vis à vis des patients : service minimum. Frappons d'un seul coup
A quand une action un peu dure de la part des syndicats ou autre association? Tout le monde crie au loup mais ce ne sont pas les façons de faire habituelles et autres pétitions qui feront bouger les choses. Plantez les tentes devant le ministère où en plein milieu de la capitale et n'y bougez plus jour et nuit. Demandez à tous t toutes de vous relayer, vous rejoindre, à la population de vous nourrir et de vous soutenir. Notre salut viendra du peuple: ce sont eux nos seuls supporters!
La CNI a le courage de le faire? alors allez-y vous serez suivis!
Il faut une grève dure et ferme , quitte a se qu'il y est des morts chez les patients et que notre chére ministre envoit l'armée requisitionner les infirmiéres .
La situation est devenue tellement scandaleuse qu'il faut un grand choc pour enfin obtenir quelque chose .
il est désolant de voir notre travail, tous les jours plus difficiles avec une augmentation toujours plus importantes des tâches administratives ou détriments du soin, n'être pas valorisé à justie titre...je suis infirmière depuis 25 ans, mon salaire n'a pas bougé depuis plus de 10 ans (ma simple augmentation est l'augmentation de la valeur du point à chaque augmentation de la valeur du Smic...j'ai l'impression d'être bradée... de plus comment évoluer dans notre profession ....la seule possibilité est la fonction de cadre...d'infirmière référente... encore faut il que la formation demandée soit acceptée par votre employeur...notre niveau de vie ne fait que baisser...notre profession n'est pas plus valorisée financièrement que celle d'un ouvrier... pourtant nous l'avons ce diplôme, ces années d'ancienneté, l'expèrience, les horaires et les week ends pénibles...
LA CNI POURRAIT AUSSI SE REJOUIR DE LA DISPARITION PROGRAMMEE DE L'ORDRE INFIRMIER CE QUI SE TRADUIRA PAR UNE AUGMENTATION DE 75 EUROS DU SALAIRE ANNUEL DES INFIRMIERES
principe de physique : rien ne se perd, rien ne se cree: ne pas payer de cotise a un ordre demande par une infime minorite d entre nous n equivau pas a une augmentation de salaire