Blues des blouses chez les infirmières |
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| Écrit par Var Matin | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 08-09-2011 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Blues des blouses chez les infirmières
Infirmière, un métier à responsabilités. Christophe CHAVIGNAUD
Concrètement, l'hôpital compte 240 unités à temps plein (UTP) d'infirmiers, soit 300 personnes physiques effectives. Pourtant, infirmier est le seul métier à être présent 24 heures sur 24 au CH. La règle exige que les hôpitaux soient dotés d'une infirmière pour 12 à 14 patients. Ramon Carreric, directeur des soins, précise que, la nuit, l'hôpital fonctionne selon un ratio datant des années soixante à soixante-dix, avec... une infirmière pour 24 lits. C'est évident : le nombre de candidatures est en baisse. Ramon Carreric justifie : « A un moment, on a diminué le nombre de places, sans compter l'effet des retraites, les infirmières partant désormais plus facilement. » Leur mobilité est aussi constatée, beaucoup d'entre elles changeant d'établissement pour différentes raisons (suivre leur conjoint qui fait l'objet d'une mutation...), sans compter les infirmières qui préfèrent s'orienter vers une activité dans le domaine libéral. Le travail, bien que passionnant, n'est pas de tout repos. Pour un salaire moyen de 2 500 € nets en fin de carrière, elles exercent un métier à responsabilité, auquel s'ajoutent des lourdeurs administratives croissantes, un degré d'exigence des patients et de leurs familles et tout cela... avec le sourire ! On est là pour aimer les autres Danièle Paolin (cadre de santé), Julie Thoury (infirmière en gastro-entérologie) et Philippe Ringaud (directeur des soins stagiaire) sont unanimes : « Le métier est passionnant, car nous sommes proches des gens, on est là pour aimer les autres. Il n'y a pas de routine. » Et pourtant... Comment lutter contre cette pénurie de personnels ? Ramon Carreri, aux côtés du directeur des ressources humaines, se rend régulièrement à l'école d'infirmières pour vanter les avantages du centre hospitalier, ses opportunités de carrière, les salaires... Il propose également des contrats d'apprentissage : pendant leur seconde ou troisième année, les étudiantes infirmières reçoivent l'équivalent du SMIC et s'engagent en échange à travailler au centre hospitalier de la Dracénie à la fin de leurs études. Trop de tâches annexes Par ailleurs, Ramon Carreri précise : « Outre les recrutements anticipés, je reçois toutes les personnes qui ont fait acte de candidature et on les affecte ensuite en fonction de leur profil. Les gens sont recrutés en CDD, puis en CDI au bout de 3 mois et deviennent stagiaires dans l'année. Ils deviennent titulaires au bout d'un an. » Il souligne : « Les infirmières sont chargées de beaucoup trop de tâches annexes, telles qu'administratives ou informatiques. La solution pour pallier cette pénurie d'agents ? Il faudrait développer la formation, limiter les fuites vers le libéral, valoriser l'image des infirmières et leur salaire. Elles ne sont pas rémunérées au niveau de leur responsabilité. On recrute en gros 30 à 40 infirmières par an, mais on en perd autant. Du coup, les soins pâtissent de cette pénurie, car on met la pression aux infirmières, on accroît leur fatigue, leur charge de travail est de plus en plus importante. » Danièle Paolin (cadre de santé) conclut sur une note encourageante : « Ici, nous avons de bonnes équipes, du bon matériel, des formations et un excellent esprit d'équipe... » C'est encore un des seuls métiers où le chômage n'existe pas. Alors, engagez-vous !
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| Dernière mise à jour : ( 03-10-2011 ) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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