Hôpital : un chantier de prévention des escarres |
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| Écrit par Ouest France | |||||||
| 29-05-2008 | |||||||
Hôpital : un chantier de prévention des escarresDepuis 2007, le département de soins de suite et de réadaptation mène, avec sept autres établissements français, un projet sur l'amélioration de la prise en charge des escarres.
C'est en février 2007 que tout a commencé. L'hôpital de Redon se porte
candidat à un appel à projet lancé par la Mission d'expertise et
d'audit hospitalier, Meah, concernant l'amélioration de la prise en
charge des escarres, ces nécroses des tissus dues à une pression
excessive et prolongée qui provoque une carence en oxygène. « Le centre hospitalier de Redon s'est beaucoup investi, depuis 1995, sur la problématique des escarres »,
explique Thierry Horrut, cadre de santé au département de soins de
suite et de réadaptation et membre de l'équipe médicale qui porte le
projet. Dès lors, la perspective de développer une véritable expertise
s'est imposée d'elle-même au sein de l'équipe médicale. Un mois après
sa candidature, le centre hospitalier apprend qu'il est sélectionné
avec sept autres hôpitaux en France.
Dans la première phase du projet, l'équipe de pilotage a établi des statistiques. « Chaque escarre qui arrive est aussitôt déclaré. Un fichier a été mis en place et est systématiquement réactualisé, explique Thierry Horrut. Des investissements ont aussi été faits en matériel de positionnement : matelas, attelles, cales. » « Il faut savoir qu'une escarre coûte en moyenne 18 000 €, ajoute de son côté, Meidine Memougamadou, directeur adjoint de l'hôpital, et que la plaie peut mettre de six mois à un an pour guérir ». D'où l'intérêt, pour les personnels de santé en charge du chantier pilote, d'axer aujourd'hui le projet sur une campagne de communication et de prévention auprès des familles mais aussi à destination des structures qui travaillent en amont et en aval des services de soins hospitaliers. Résultat encourageant, le nombre d'escarres de stade 3 et 4 (1) apparues à l'hôpital est descendu à zéro quand celui des escarres de stade 1 et 2 (2) est passé sous la barre des 5 %. Un constat local très positif qui pourrait bientôt s'étendre. Au terme du projet, en octobre prochain, un nouveau dispositif pourrait en effet être déployé dans une cinquantaine d'établissements hospitaliers. (1) Une escarre de stade 3 est une plaie profonde avec une plaque de nécrose ; au stade 4, c'est une ulcération profonde avec un décollement des tissus. (2) L'escarre de type 1 est une rougeur ; en stade 2 elle s'apparente à une ampoule.
Ouest-France, 29 mai 2008
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