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Aider les soignants à mieux prendre en compte la douleur

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Écrit par Le Pays.fr   
22-10-2008

La journée nationale de la douleur a été relayée de manière originale au centre hospitalier de Belfort en mettant en place un petit-déjeuner de sensibilisation à destination des soignants de cet établissement.

Hier, dès 7 h du matin, les infirmières référentes du service de la douleur ont installé des stands dans le self-service du centre hospitalier de Belfort afin de sensibiliser leurs collègues aux attitudes qui permettent d’aider les patients à mieux assumer leur douleur.
Après s’être vus offrir un très sympathique petit-déjeuner qui aurait fait pâlir d’envie les patients de l’établissement, les personnels ont été invités à participer à un parcours d’analyse et de réflexion sur les gestes qu’ils pratiquent chaque jour face à des malades. Ceux-ci, en particulier lorsqu’ils extériorisent mal leurs sentiments, peuvent parfois avoir l’impression que leur souffrance n’est pas suffisamment prise en compte.
« Nous sommes plus dans une démarche de questionnement que d’incitation », expliquent Sylvie Crelerot et Claudine Roy, infirmières du service de la douleur.

Des signes qui traduisent une souffrance

« Il n’y a pas que les médicaments pour lutter contre la souffrance. Il faut être capable de reconnaître les signes dénotant un ressenti qui n’est pas forcément verbalisé. La douleur n’est pas quelque chose d’objectif. Il faut savoir diagnostiquer le subjectif, le respecter et le prendre en charge », ajoutent-elles. Pour compléter les soins allopathiques traditionnels, l’hôpital fait désormais appel aux médecines douces. Trois sophrologues interviennent depuis le début de l’année auprès des malades douloureux chroniques des sites hospitaliers de Belfort et Montbéliard. Parallèlement de nouvelles techniques antidouleur, toutes aussi novatrices, ont été mises en place à l’échelon régional. « Dans le cas des douleurs cancéreuses qui constituent le thème de cette journée, les remèdes ont peu évolué et les quatre grandes familles de médicaments dérivés de la morphine restent les armes absolues, explique Calogera Dovico, chef du service de la douleur au centre hospitalier de Belfort. Néanmoins, il existe des cas de douleurs rebelles à ce traitement et nous avons la chance de disposer à Besançon d’un plateau technique dirigé par le professeur Kastler qui maîtrise la technique d’infiltration d’anesthésiques locaux que l’on appelle radiologie interventionnelle. Il faut également rappeler qu’aujourd’hui, les douleurs chroniques sont systématiquement prises en compte par une équipe spécialisée ». 

Le Pays.fr 21 octobre 2008 

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Dernière mise à jour : ( 06-09-2010 )
 
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