Les infirmiers libéraux se rebiffent ! |
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Écrit par La Nouvelle République
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27-10-2008 |
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Assujettis à de nouvelles charges pour certains
actes, les infirmiers libéraux dénoncent les conventions de soins qui
les lient à certaines structures.
Les infirmiers libéraux réagissent : les
premières lettres, dénonçant les conventions les liant à des structures
d'hospitalisation ou de soins à domicile, sont envoyées. Avec effet au 1er
janvier prochain. Sauf si ces organismes acceptent une augmentation de
la facturation des interventions des infirmiers libéraux.
Les 235
infirmiers libéraux du département sont confrontés à une décision de la
Caisse d'assurance-maladie qui les pénalise et entame leurs ressources.
Les actes réalisés pour une association, dans le cadre
d'hospitalisation à domicile, de soins à domicile ou d'une maison de
retraite seront dorénavant assujettis à cotisations.
« Cela fait
plusieurs mois que nous discutons de ce sujet avec les caisses. Sans
résultat. Nous ne pouvons pas accepter de gagner moins avec des actes
identiques alors que nous sommes conventionnés. Pour compenser ce
manque à gagner, nous devons augmenter notre facturation de ces actes.
C'est pourquoi nous dénonçons les contrats nous liant avec ces
structures de soins. Nous n'interviendrons à leur demande qu'après
acceptation de l'augmentation de nos tarifs. »
Ce coup dur pour
les infirmiers se traduit concrètement par le règlement de 9,81 % de
cotisations maladie et maternité sur leurs bénéfices (au lieu de 0,11 %
quand le remboursement est direct par l'assurance-maladie qui prend en
charge l'essentiel de ces charges). Et coup dur également pour les
structures de soins à domicile dont le budget aura du mal à « digérer »
ces augmentations de tarifs…
« Nous savons que notre décision
posera des problèmes. Mais nous n'avons pas le choix. Nous estimons que
tout acte payé au tarif conventionnel doit bénéficier de la même prise
en charge. »
Pour le moment, les structures concernées ne se
sont pas exprimées publiquement. Les négociations entamées par les
infirmiers n'ont pour le moment pas abouti. Peut-être que les
discussions suscitées par le conseil général (maisons de retraite ou
maintien à domicile des personnes âgées) ou les communes (CIAS) auront
plus d'effets…
Anne Irjud la Nouvelle République 26 octobre 2008
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Dernière mise à jour : ( 06-09-2010 )
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