Des syndicats d'infirmières, de psychiatres et de médecins
hospitaliers ont apporté leur soutien à la journée d'action contre le
projet de loi sur l'hôpital.
Des syndicats d'infirmières, de psychiatres et
de médecins hospitaliers ont apporté, lundi 20 avril, leur soutien à la
journée d'action du 28 avril en réclamant des amendements voire le
retrait du projet de loi Bachelot.
Pour les syndicats de médecins hospitaliers CMH et Snam HP, qui ont
appelé dans un communiqué à participer à la manifestation, "il faut
amender le projet HPST ("Hôpital, Patients, Santé, Territoires", NDLR) sur la gouvernance de l'hôpital, pour que vive l'hôpital public".
Ils "refusent une gouvernance de l'hôpital qui caporalise son
organisation" et "exigent la prise en compte" de leurs amendements.
"Nous refusons la gouvernance du seul patron directeur", ont-ils
affirmé en estimant que celui-ci "doit s'appuyer sur les propositions,
l'action et les engagements de la communauté médicale et de ses
représentants".
"Atteinte au service public"
Le projet de loi HPST, qui a déjà passé l'étape de l'Assemblée
nationale, prévoit une réorganisation globale du système de santé,
aussi bien de la médecine libérale que de l'hôpital. Ce dernier volet
incite notamment les hôpitaux à se regrouper en mutualisant leurs
moyens et renforce le pouvoir des directeurs.
La Coordination nationale infirmière CNI,
qui s'est également associée à l'appel à mobilisation, a demandé "le
retrait" du texte et "la convocation d'états généraux pour une vraie
réforme de l'hôpital et de notre système de santé".
"Alors que les non remplacements se multiplient, dégradent nos
conditions de travail, il est urgent de s'unir pour dénoncer cette
réforme visant à 'sacraliser' l'hôpital entreprise", a-t-elle ajouté.
L'Union syndicale de la psychiatrie
(USP) a également affirmé son soutien à "toutes les actions appelant au
retrait de ce projet et à un débat démocratique sur l'hôpital et le
service public de santé".
Le projet de loi "consacre l'hôpital 'entreprise industrielle', le
livre à la gestion comptable, préparant sa privatisation et porte
atteinte au service public", selon l'USP.
Nouvel Obs 20 avril 2009
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