Nicolas Sarkozy réclame des dépenses de santé plus efficaces |
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| Écrit par Le Point | |||||||
| 19-09-2008 | |||||||
Nicolas Sarkozy réclame des dépenses de santé plus efficacesn matière de santé, "on n'a pas les moyens de dépenser de l'argent pour rien", a martelé jeudi Nicolas Sarkozy, qui a enjoint jeudi tous les acteurs, de l'hôpital aux assurances complémentaires, à travailler à rendre le système de santé, dont les dépenses explosent, tout à la fois plus économe et plus performant. "Si nous voulons préserver un financement universel et solidaire de nos dépenses de santé, il faut que tout acte accompli le soit de la façon la plus économe possible", a lancé le chef de l'Etat. En déplacement à Bletterans (Jura), il a renouvelé son objectif de ramener les comptes de l'assurance-maladie à l'équilibre d'ici 2011, malgré l'explosion des dépenses qui atteignent aujourd'hui 200 milliards d'euros par an. "Pour y parvenir, nous aurons besoin de l'engagement résolu de tous", a-t-il prévenu. L'avant-projet de loi "Hôpital, patient, santé et territoires" tout juste finalisé par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui accompagnait le président, va organiser cet engagement. Le texte vient d'être transmis pour avis au Conseil d'Etat et sera présenté en conseil des ministres début octobre. Le débat au Parlement prévu à l'automne "permettra d'améliorer encore le contenu de la réforme", a ouvert le président. M. Sarkozy a d'abord confirmé la vaste réorganisation de l'hôpital qu'il avait déjà annoncée et qui devrait se traduire par la création de regroupements d'établissements. Au passage, les plus petits services de chirurgie ou de maternité devraient disparaître pour se consacrer à "la prise en charge du grand âge ou du handicap adulte". "Nous souffrons trop de l'éparpillement des ressources médicales et paramédicales", a-t-il justifié à l'adresse de Jacques Pélissard, député UMP de la circonscription, avec lequel il s'est ensuite entretenu en tête-à-tête. Président de l'Association des maires de France, le maire de Lons-le-Saunier s'était publiquement inquiété des conséquences de cette réforme. Autre bouleversement annoncé pour l'hôpital: la publication des taux de mortalité et d'infections, qui doit permettre "des résultats concrets" dans l'amélioration des soins prodigués. A l'Elysée, on assure qu'il ne s'agit pas de mettre en place un classement des hôpitaux, mais plutôt de pointer du doigt les plus mauvais résultats. Nicolas Sarkozy a aussi annoncé une nouvelle étape dans la lutte contre les abus et les fraudes à l'assurance-maladie, avec la création en 2009 de "pénalités plancher". Pour lui, il est également "temps d'agir" sur le front de la démographie médicale et pour améliorer les incitations pour les médecins qui s'installent dans les zones rurales ou en banlieue. Par ailleurs, les financements seront "orientés prioritairement" vers les maisons de santé qui regroupent plusieurs professionnels de santé et peuvent soulager les hôpitaux des soins de premier recours. Le nombre d'étudiants formés en médecine sera également augmenté, a-t-il confirmé sans dire combien. Selon l'Elysée, le texte insistera aussi sur la définition de "bonnes pratiques" pour le traitement des maladies les plus courantes. Une expérimentation organisera le remboursement des soins pour les maladies chroniques sur la base d'un forfait, a ajouté le chef de l'Etat. Enfin, il a plaidé en faveur d'une meilleure prévention, afin de rendre la médecine "plus efficace et moins coûteuse". La part des dépenses de santé consacrée à la prévention devrait passer de 7% aujourd'hui à 10% en 2012. L'accent sur la lutte contre l'obésité, l'exposition au tabac ou à l'alcool -qui sera d'ailleurs interdite aux mineurs. AP
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