Réforme Bachelot : La nouvelle organisation des soins ne pourra être que bénéfique |
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| Écrit par Libération | |||||||
| 22-10-2008 | |||||||
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Alors que Roselyne Bachelot présente en Conseil des ministres sa loi «hôpital, patients, santé et territoires», Christian Saout, président du Collectif interassociatif sur la santé, prend fait et cause pour le texte. C’est aujourd’hui que Roselyne Bachelot présente en Conseil de ministres sa loi HPST - hôpital, patients, santé et territoires. Un projet qui va changer le paysage sanitaire en France, avec d’un côté la création des agences régionales de santé et de l’autre une réforme des hôpitaux où le directeur sera le «seul patron». Avec, enfin, la possibilité, dans chaque territoire de santé, de la création de groupements d’hôpitaux (1). Ce projet doit être adopté en urgence par le parlement avant le 1er janvier 2009. Christian Saout, président du Collectif interassociatif sur la santé, qui regroupe toutes les grandes associations de malades, prend fait et cause pour le texte. Des usagers de la santé défendent un projet de loi gouvernemental… que se passe-t-il ?Ce n’est pas, il est vrai, fréquent. Nous le faisons sans réserve pour trois raisons. Ce projet s’attaque à la question essentielle de l’organisation des soins. Cela peut déplaire aux professionnels de santé qui aimeraient au mieux le statu quo, ou pire le laisser-aller. Pour nous, usagers, cette organisation nouvelle ne pourra être que bénéfique pour l’intérêt général. Enfin, des agences vont s’occuper de la médecine de ville et de l’hôpital, de la prévention comme du soin. Et le tout à un niveau régional. Quelle est la deuxième raison ?Le paysage hospitalier va changer. En France, il y a des hôpitaux pour 15 000 habitants alors que, dans tous les autres pays, un hôpital correspond à un bassin de population de 700 000 habitants. Il faut en finir avec ces petits établissements dangereux en termes de qualité de soin. Cela ne veut pas dire qu’ils doivent disparaître, mais ils doivent changer. Plutôt la sécurité que la proximité, en somme !On n’a pas le choix. Plus un service de chirurgie opère, meilleure est la qualité des soins. C’est ainsi, et les patients ont droit à être bien pris en charge, leur sort ne devant plus être lié à une loterie géographique. Et la troisième raison ?Cette loi s’inscrit dans la filiation de la loi Kouchner sur les droits des malades. Il y a des sanctions à l’égard des médecins qui refusent de soigner des patients qui sont sous CMU [couverture maladie universelle, ndlr]. Et la permanence des soins a un cadre général et contraignant. Certains restent sceptiques, car nombre de ces réorganisations reposent sur le volontariat…C’est exact, mais c’est un premier étage qui se met en place. En cas d’échec des discussions autour de la convention médicale, le gouvernement sera obligé de passer à la vitesse supérieure. Sinon, les ministres de la Santé pourront être poursuivis pour défaut dans l’organisation des soins en France. Ne craignez-vous pas, néanmoins, un blocage de la part des professionnels de santé ?Cette crainte est réelle, car pour une fois il n’y a pas de carottes pour eux. Et ils ont la capacité de bloquer. Reste que l’immobilisme actuel serait dramatique. Comment aujourd’hui pouvoir accepter que nous dépensions 200 milliards d’euros pour la santé, et qu’il y ait parallèlement des déserts médicaux qui s’agrandissent ? Cela n’est plus possible. (1) Dans le texte, le gouvernement a glissé également des articles de santé publique, comme l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs.
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