Réforme Bachelot : l'Indre a déjà anticipé |
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| Écrit par La Nouvelle République | |||||||
| 22-10-2008 | |||||||
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Cécile Quedillac, directrice de l'hôpital
de La Châtre, voit approcher la loi « Hôpital, patients, santé et
territoires » de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, sans trop
d'appréhension. « Nous n'avons plus de maternité, ni de chirurgie. Je ne vois pas ce qu'on nous supprimerait »,
commente-t-elle. Comme beaucoup de petits hôpitaux, celui de La Châtre
affecte la plupart de ses lits aux personnes âgées, mais il conserve
une activité de médecine très appréciée de la population. Les personnes
accueillies en urgence – même si ce n'est pas dans un service
d'urgences reconnu et financé comme tel – peuvent bénéficier d'examens
radiologiques, grâce à un partenariat public-privé. Le genre de
coopération que veut encourager la réforme Bachelot. « Nous avons
une garde médicale sept jours sur sept, jour et nuit, qui n'est pas
financée par l'ARH (1). On fait tout pour la garder ». L'autonomie désormais reconnue aux établissements leur permet de faire ce genre de choix, à condition qu'ils puissent les financer. Mais l'argent est devenu rare. Une gestion rigoureuse, pas toujours bien vécue par les personnels, s'impose depuis que les hôpitaux ne sont plus financés par une dotation globale, mais par un paiement à l'acte : la « tarification à l'activité ». La perte a été sévère pour ce petit établissement. La Châtre travaille aussi avec le centre psychothérapique de Gireugne, dont la gestion est reprise par l'hôpital de Châteauroux. « On se dirige vers un service géronto-psychiatrique intersectoriel pivot, sorte de Samu psychiatrique départemental, basé à Châteauroux, indique Mme Quedillac. On y travaille. Nous recevons déjà pas mal de patients en post-crise ». Cette directrice partage avec d'autres chefs d'établissements des soucis de recrutement. Mais elle ne s'attend plus à un bouleversement : « Nous sommes déjà dans une stratégie départementale ». (1) Agence régionale de l'hospitalisation, échelon régional du ministère de la santé. Les agences régionales devraient être remplacées en 2010 par des Agences régionales de soins (ARS) aux compétences plus larges : hôpital, médecine de ville, médico-social. Hervé Larroque la nouvelle république 21 octobre 2008
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