SYNDICAT CNI

Syndicat Des Professionnels de Santé

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SOSNotre système de santé ne prend plus soin des soignants.


Suite à la grève du 14 septembre 2016, le syndicat CNI appelle l'ensemble des professionnels de santé ainsi que tous les usagers à tirer la sonnette d'alarme.

Quelle sera la prise en charge de demain sans une prise de conscience immédiate ?

Vous êtes concernés, prenez un instant pour envoyer un signe fort à celles et ceux qui prennent les décisions en plus hauts lieux.


Signez notre pétition afin de soutenir et faire entendre notre SOS.


La CNI, syndicat des professionnels de Santé vous remercie de votre attention et de votre engagement à ses côtés.


"Agir pour donner les moyens aux professionnels de santé de remplir leurs missions et garantir la qualité et la sécurité des soins, sans se détruire... je signe la pétition"

 

lien pétition

Cette pétition sera remise à:
Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes
Marisol Touraine
President de la République
François Hollande

SOS CNICommuniqué de presse du syndicat CNI du 16 septembre 2016

Pour faire suite à la journée d'action du 14 septembre 2016, le syndicat CNI souhaite remercier :

  • Les étudiants et les professionnels mobilisés dans toute la France ( Métropole et Outre-Mer)
  • L'association Jean-Louis MEGNIEN, pour avoir exprimé et communiqué son « soutien aux actions menées »
  • L'UNAIBODE pour son tweet de soutien,
  • Madame Anne ROUMANOFF pour son billet, une touche d'humour qui pique les yeux,
  • Les medias de la presse écrite, radio et télévisée, nationale et internationale, pour leur professionnalisme.A défaut de celles de nos autorités de tutelles, leur écoute acte une sortie de l'indifférence si douloureusement ressentie ces dernières semaines.

Cependant, le syndicat CNI reste dans l'attente d'une rencontre avec Madame Marisol TOURAINE.
En conséquence, jusqu'à l'obtention de réponses concrètes aux revendications suivantes :

attribution de fonds permettant aux établissements de soins d'avoir les moyens de garantir une adéquation des effectifs à la charge de travail quotidienne, au remplacement de l'absentéisme ainsi qu'à la gestion des postes aménagés,

  • la définition du nombre de soignants ( IDE, AS, ASH) nécessaires auprès des patients par spécialité pour garantir des soins de qualité,
  • renforcement des services de santé au travail, l'accompagnement des établissements pour en garantir les effectifs, l'évolution et la reconnaissance des compétences infirmières,
  • mise en place de cellules d'écoute et le développement de la prévention des risques psycho-sociaux avec accompagnement financier des établissements pour en garantir l'effectivité.

Le syndicat CNI appelle, dans un premier temps :

  • Tous les professionnels de santé à porter un brassard noir,
  • Tous les professionnels et les usagers du système de santé à signer la pétition en ligne sur le lien suivant : http://click.exacttarget.change.org/?qs=71f4e2d96b5ab94685739d9dab23c39938d714725be3964eb61b768ede070c60bfaadfe6d14440c6

Nathalie DEPOIRE,

présidente de la CNI,
Tél : 06 64 41 78 65,
Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
https://www.facebook.com/coordinationnationaleinfirmiere/#

lien PDF

RPSCommuniqué de presse du syndicat CNI du 8 septembre 2016
En parallèle des prochaines réunions d’Assemblées Générales Nationales, le syndicat CNI annonce un appel à rassemblement le mercredi 14 septembre 2016 à 11h, rond point de l’hôtel de ville, à Martigues.
Tous les professionnels de santé et usagers qui le souhaitent peuvent se joindre à cette mobilisation. « Les blouses blanches » sont invitées à venir en nombre et à porter un brassard noir sur leur tenue professionnelle pour un témoignage de respect à nos collègues décédés cet été. Une minute de silence sera symboliquement observée.
Le syndicat CNI informe avoir déposé un préavis de grève national pour la journée du 14 septembre 2016. Il appelle, en effet, l'ensemble de la filière des personnels infirmiers (Directeur des soins, Cadres de santé, IDE, IBODE, IADE, PDE), de la filière des personnels de rééducation (Cadres de santé, Pédicures-Podologues, Masseurs-Kinésithérapeutes, Ergothérapeutes, Orthophonistes, Diététiciens, Orthoptistes, Psychomotriciens), de la filière des personnels médico-technique (Cadres
de santé, Préparateurs en pharmacie hospitalière, Techniciens de laboratoire, Manipulateurs d’électroradiologie médicale), les Aides-Soignants et Auxiliaires de Puériculture, les Agents des Services Hospitaliers, les Psychologues à des actions locales.
Par ces actions, le syndicat professionnel porte les revendications suivantes :
  • L’attribution de fonds permettant aux établissements de soins d’avoir les moyens de garantir une adéquation des effectifs à la charge de travail quotidienne, au remplacement de l’absentéisme ainsi qu’à la gestion des postes aménagés,
  • La définition de ratios soignants au lit du patient par spécialité,
  • Le renforcement des services de santé au travail, l’accompagnement des établissements pour en garantir les effectifs, l’évolution et la reconnaissance des compétences infirmières,
  • La mise en place de cellules d’écoute et le développement de la prévention des risques psycho-sociaux avec accompagnement financier des établissements pour en garantir l’effectivité.
Nathalie DEPOIRE
présidente CNI
Tél : 06 64 41 78 65
Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 

lettre ouverteMarseille le 2 septembre 2016

 

VOUS, Président de la République, vous vous êtes engagé à restaurer la notion de service public qui avait été supprimée par le précèdent gouvernement et cela a été acté par la LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé portée par Madame Marisol TOURAINE.

VOUS, Président de la République, vous vous êtes engagé à définir un meilleur accès aux soins palliatifs dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, mais aussi à domicile.

VOUS, Président de la République, vous êtes, soit un expert du discours démagogique, soit un homme très mal informé des réalités du terrain. Face aux difficultés actuelles de notre système de santé, un égal accès aux soins pour tous est bien loin d'être un objectif atteint, que l'usager soit, ou non, en situation de fin de vie.

VOUS, Président de la République, vous avez, comme vos prédécesseurs, la noble ambition de réduire les dépenses publiques, choix respectable s'il n'est pas réalisé au détriment de vies humaines.

VOUS, Président de la République, vous ne pouvez pas ignorer les conséquences des multiples restructurations hospitalières, organisées pour répondre aux injonctions des restrictions budgétaires successives. Bien sûr, il ne faut pas parler de suppression de postes dans la Fonction Publique Hospitalière. Le discours récurrent prône le non remplacement des départs mais, concrètement, les effectifs aux lits du patient se réduisent. Ce phénomène est amplifié par un absentéisme incompressible et croissant qui contraint les services à travailler en sous-effectif. Tandis que les technocrates continuent à énoncer les chiffres des effectifs rémunérés, sur le terrain les équipes s'épuisent...

VOUS, Président de la République, vous n'êtes pas sans connaître la dynamique engagée par le ministère de la santé pour inciter les établissements de soins à augmenter leurs activités en ambulatoire. Bien que cette stratégie ait pour conséquence directe d'alourdir la charge de travail des services de soins conventionnels (puisqu'ils accueillent des patients de moins en moins autonomes et polypathologiques), les effectifs soignants n'ont pas été renforcés ou alors, s'ils ont évolué, c'est avec une révision à la baisse. Cherchez l'erreur !

VOUS, Président de la République, très occupé, vous n'avez peut-être pas encore été informé de l'été tragique que vient de vivre le monde de la santé. Après les suicides de nos collègues, le 13 juin à Toulouse, le 24 juin au Havre, le 30 juin à Saint-Calais, de nouveau le 23 juillet l'une des cinq infirmières du service médical Interprofessionnel de la Région de Reims (âgée de 51 ans) se donne la mort chez elle et le 13 août, une deuxième infirmière de ce même service (46 ans et mère de deux enfants), est retrouvée morte à son domicile.

VOUS, Président de la République, vous n'en avez peut-être pas encore été informé, je me permets de le penser car, malgré nos nombreuses sollicitations, notre (et votre) ministre de la santé, Madame Marisol TOURAINE n'a fait qu'une seule déclaration à ce sujet, très récemment sous la pression médiatique. Un long silence ministériel assourdissant qui a blessé les professionnels de santé, déjà très émus et meurtris suite aux décès de leurs collègues. Dans sa récente prise de parole, notre ministre souligne le travail initié depuis 2012 pour la prévention des risques psycho-sociaux. Nous ne nions pas l'intention mais force est de constater que sur le terrain, la situation se détériore encore. Les formations des membres du CHSCT, difficiles à obtenir, notamment lorsqu'ils sont soignants et que les directions refusent de les libérer. Les plans de prévention sont, soit inexistants car ils ne sont pas considérés prioritaires, soit rédigés pour répondre à la tutelle mais absolument pas mis en œuvre.

VOUS, Président de la République, vous devez avant tout comprendre que les professionnels de la Fonction Publique Hospitalière sont très attachés à leurs missions de service public et se reconnaissent autour de valeurs communes. Ils souffrent de la pression imposée par les restructurations et la course à l'acte induite par la tarification à l'activité. Les moyens humains et parfois matériels, sont réduits, la qualité des soins dégradée et les soignants le vivent très mal. Ils rentrent chez eux avec le sentiment de ne pas avoir fait leur travail.

VOUS, Président de la République, vous assumez la lourde charge d'un pays confronté aux attaques terroristes successives qui impliquent à tout moment le besoin de garantir une réponse sécuritaire mais également sanitaire adaptée.

VOUS, Président de la République, vous avez pu constater la réactivité et le professionnalisme des professionnels de la Fonction Publique Hospitalière lors des tragiques évènements de novembre 2015, janvier et juillet 2016. Nombre d'entre eux se sont présentés aux établissements de soins avant même de recevoir les appels du plan blanc.

VOUS, Président de la République, vous ne pouvez pas vous permettre de compter, dans le contexte actuel, sur leur abnégation en toute circonstance et, dans un même temps, ne pas entendre leur souffrance quotidienne. Il n'est pas possible d'attendre des « braves petits soldats » que nous sommes, une efficience absolue si les moyens ne nous en sont pas donnés.

De VOUS, MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, nous espérons une intervention rapide afin que cesse l'inacceptable. Il est impératif d'arrêter les diminutions d'effectifs, de définir des ratios soignants au lit du patient et de mettre en place une réelle prévention des risques psycho-sociaux dans les établissements de soins.
Il serait bien utopique de croire que quelques recommandations suffiront à résoudre la crise majeure que vivent nos établissements si ces dernières ne sont pas accompagnées de moyens financiers. Il est totalement incohérent de voir des collègues perdre la vie parce qu'ils ne peuvent plus assurer les soins pour lesquels ils ont été formés dans le but d'en sauver.

Dans l'attente de votre réponse et l'espoir que vous aurez à cœur de prendre en considération nos demandes, veuillez agréer, Monsieur le Président, nos respectueuses salutations.

Nathalie DEPOIRE
Présidente du Syndicat CNI

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