Infirmiere infirmier IDE revalorisation salariale categorie A

0

Le petit « A » de Nicolas

Rambouillet le 13 mars 2009 : lors d’une intervention croisée Roselyne Bachelot-Narquin et Nicolas Sarkozy multiplient les annonces concernant l’intégration des infirmiers et infirmières au système universitaire LMD (Licence, Master, Doctorat).

« On commence en 2009 pour la formation mais on emmènera tout le monde. On ne veut pas de deux statuts (….) avec des gens plus ou moins bien payés en fonction de leur date d’entrée »

Tels étaient alors les propos du Président de la République…

Quelques mois plus tard, au cœur des négociations salariales, les infirmiers et infirmières ne peuvent que constater le marché de dupes proposé par  le gouvernement !

  • Un classement en catégorie A automatique des 2012 pour les nouveaux diplômés avec une revalorisation salariale par rapport aux grilles actuelles de 67 €* en début de carrière et 194 €* en fin de carrière.
  • Un reclassement au choix pour les « anciens » soit conserver le régime actif (55 ans) avec les nouvelles grilles de catégorie B : revalorisation salariale par rapport aux grilles actuelles de 38 € brut / mois en début de carrière et de 79 € brut / mois en fin de carrière. Soit un placement en catégorie A avec une retraite à 60 ans.
  • Suppression de la bonification d’un an à l’embauche avec un accès direct au 1er échelon de la grille A dû au gain des points d’indice du 1er grade de la grille A.

Comment accepter alors que :

  • La carrière du 1er grade IDE (classe normale) : 30 ans au lieu de 20 ans !
  • La carrière du 2ème grade (classe supérieure) : 19 ans au lieu de 14 ans !
  • Passage en catégorie A diplômés de 2012 : un petit A avec en contrepartie une retraite à 60 ans (catégorie sédentaire).

Certes il y a des dépenses, coût immédiat chiffré à 500 millions d’€ puis 250 millions d’€ /an à l’horizon 2050 si les infirmières et infirmiers étaient revalorisées et maintenues dans la catégorie active. Le recul de l’âge de liquidation de la retraite à 60 ans engendrerait à terme une économie annuelle d’environ 500 millions d’€ à partir de 2030 sur les dépenses de retraite. (Source : rapport IGAS 2008).

On nous rabat les oreilles avec des : « comprenez mes petits, il faut faire des efforts pour la retraite, pas de revalorisation sans contre partie…. ! »

D’autres professions ont acceptées une contrepartie retraite mais elles ont été revalorisées de 52%
Pourquoi les infirmiers et infirmières devraient ils se contenter de 6,7% ?

•    Parce que trop peu syndiqués, ils revendiquent peu ? •    Parce qu’ils sont trop nombreux ? •    Parce qu’ils dérangent peu ? •    Pourquoi les infirmiers et infirmières devraient-ils céder sur la retraite ? •    Les infirmiers et infirmières autofinanceraient la revalorisation salariale qu’ils attendent depuis des décennies ?

La Coordination Nationale Infirmière appelle la filière infirmière à se mobiliser et à exiger une revalorisation  en adéquation avec ses compétences et ses responsabilités, ainsi qu’un maintien en catégorie active en lien avec la pénibilité du métier !
La colère majeure qui couve dans les couloirs pourrait bien s’exprimer …
Reste à savoir quelle forme elle prendra :
Un remake du mouvement infirmier de la fin des années 80 entrainant une grève des soins, un zéro infirmière dans les services, une expression dans les urnes ce printemps…. ??

Nathalie DEPOIRE
Présidente CNI Coordination Nationale Infirmière

Allocution informelle de Nicolas Sarkozy devant les personnels du Centre Hospitalier de Rambouillet

S’inscrire gratuitement à la newsletter de la CNI

 

Envoyer cet article