Infirmière : Nathalie Depoire crève l’écran magazine de la santé France 5

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Écrit par l’Est Républicain
18-07-2012
Infirmières : Nathalie crève l’écran Tout le monde dans l’Aire urbaine connaît son engagement pour la défense d’une profession qui la passionne depuis son enfance. Nathalie Depoire, porte-parole locale de la CNI (Coordination nationale infirmière), a crevé l’écran hier, à l’occasion d’un passage sur France 5. La Belfortaine était l’invitée de l’excellente émission « Le magazine de la santé », programmée en semaine à 13 h 40.

LE BLUES DES INFIRMIÈRES

Lors de l’interview express proposée par nos confrères, elle a exprimé avec son sens de la synthèse et son authenticité ce qu’elle ressent à propos du « blues des infirmières ». Celui-là même qui obscurcit le climat social au sein du centre hospitalier de Belfort-Montbéliard où elle travaille. Nathalie Depoire évoque notamment le décret de 2010 qui, à ses yeux, a sonné le glas de la reconnaissance de la pénibilité. Syndicaliste depuis 2002, elle enregistre une « réelle démotivation et un mépris pour une profession dont le salaire de base en début de carrière est de 1.600 euros brut ». Sa prestation, claire et carrée, a suscité de nombreuses réactions des spectateurs de la chaîne. Nathalie Depoire n’a pas contredit le descriptif de l’un d’entre eux : « Votre travail est difficile, éreintant, ingrat et mal payé ».

Elle a plutôt mis le doigt sur la plaie : « Je rencontre une vraie souffrance au travail, du surmenage, voire un épuisement professionnel. Le relationnel avec le patient est zappé, ce qui crée un risque pour le malade ».

LA PHOTO DE LA MANIF

Le Magazine de la Santé. Emission du 16/07/2012 : le Blues des Infirmières

Avec un paradoxe : « Les heures supplémentaires sont très rarement payées et on ne peut plus les récupérer, alors on les stocke ». De façon plus générale, l’invitée de France 5 a multiplié les réponses rapides, quelles que soient les interrogations : l’indispensable présence des infirmiers scolair es, le nécessaire accompagnement des infirmiers de psychiatrie confrontés à la violence, l’amélioration souhaitée des relations avec certains « mandarins », le dilemme de 22.000 diplômés annuels pour 30.000 postes proposés. Nathalie Depoire a choisi une photo de manif pour illustrer sa présence sur le plateau. On y voit un canon à eau asperger des infirmières lors d’une manifestation. Commentaire d’une syndicaliste qui n’a pas envie de l’être à vie : « Ce n’est pas notre profession qu’il faut remettre en cause mais les conditions dans lesquelles elle s’exerce ».

François ZIMMER

Source : l’Est Républicain

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Dernière mise à jour : ( 18-07-2012 )