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Communiqué de presse de la CNI du 16 octobre 2015

La 28ième édition du salon infirmier ferme ses portes ce soir après trois journées denses, riches en échanges professionnels, ateliers et conférences. Une absence très remarquée ternit néanmoins ce grand rendez-vous annuel. La visite ministérielle devenue traditionnelle, même si nombre de discours ont par le passé déjà déçu, démontrait, à minima, une forme de considération pour les professionnels.

Après avoir l’an dernier réalisé une visite éclair sans prononcer de discours, Madame Marisol TOURAINE va plus loin et fait le choix de « zapper » ce salon. La rituelle visite des stands a donc été déléguée à Madame LENOIR SALFATI, sous-directrice de la DGOS. Cette dernière a réalisé l’exercice laissant dans son sillage nombre de visiteurs interrogatifs, se demandant bien qui était cette dame très entourée…

Certains nous expliqueront que l’agenda n’a pas permis à notre Ministre de tutelle d’honorer cet évènement, dont acte ! Néanmoins, lorsqu’un impératif contraint à manquer un rendez-vous, la moindre des courtoisies n’est-elle pas de s’en excuser ?

Face à cette situation, le syndicat CNI a interpellé Madame LENOIR SALFATI qui s’est empressée d’assurer que sa présence témoignait de l’intérêt du Ministère de la Santé. Elle a également annoncé aux uns et aux autres le lancement proche des travaux pour définir les référentiels de formation du nouveau métier d’Infirmier en Pratique Avancée, réflexion qui associera représentants infirmiers et médicaux.

A la question de Nathalie DEPOIRE, présidente du syndicat CNI, sur les conditions de travail, elle n’a par contre apporté aucune réponse…

Avenir de la formation pour notre filière (Pratique Avancée, réingénierie IBODE et Puéricultrices, cadre de santé), conditions d’exercice (public, privé, libéral), revalorisation salariale… nombre de questions demeurent…

Pourtant, si la Ministre ne voulait ou ne pouvait être physiquement présente, un membre de son cabinet aurait pu la représenter et adresser un message à la profession, ce qui aurait témoigné d’un minimum de respect face à des professionnels qui eux ne sont pas aux abonnés absents mais au quotidien sur le pont, au cœur de bien des turbulences.

Cette non-communication témoigne d’une arrogance et d’un mépris insupportable.

Cet impair résonne tel un camouflet que le syndicat CNI dénonce avec force.

Nathalie DEPOIRE,

Présidente de la CNI
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