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12 mai, fête des infirmières : En attendant le dégel !

Comme chaque année, le syndicat CNI se mobilise à l’occasion de la Journée Internationale de l’Infirmière (JII), célébrée dans le monde entier le 12 mai (jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale). Le Conseil International Infirmier a retenu le thème suivant : « Les infirmières, une force pour le changement : une ressource vitale pour la santé », mot d’ordre auquel la CNI adhère totalement ! Dans son dossier JII, le Conseil International Infirmier pose l’équation suivante :

« Une main-d’oeuvre infirmière éduquée + un cadre de travail favorable

= des soins de qualité »

Une formation qui doit encore évoluer :

Là encore, nous ne pouvons qu’adhérer et réitérer nos revendications pour la mise en place d’un cursus Licence Master Doctorat complet adossé à une filière en Sciences Infirmières à l’instar de nombreux autres pays européens. L’heure n’est plus à l’affichage, ni aux discours mais aux actes ! Les spécialisations infirmières actuelles IADE, IBODE et puéricultrices doivent voir leur référentiel de formation révisé, reconnu statutairement et financièrement. Les pratiques avancées à reconnaître (tels que cancérologie, gérontologie, psychiatrie…) doivent également être rapidement “masterisées”. Au-delà des reconnaissances de compétences sur un plan salarial, il s’agit de donner une place à ces acteurs de soins, ce qui permettra une réelle plus value pour la qualité et la sécurisation des soins dans le système de santé français.

Au travers du préavis du 12 mai 2014, la CNI revendique également une fois de plus la définition de ratio infirmier au lit du patient ainsi que la prise en compte de la pénibilité de la profession infirmière avec le retour à la catégorie active en fonction publique, une bonification d’un an tous les 5 ans et l’élargissement de cette mesure au secteur privé.

7, le chiffre qui porte malheur…

La baisse du pouvoir d’achat pour les agents du service public se poursuit donc avec une « peine de sureté » complémentaires de 3 ans. Après les 7 années de travail supplémentaires infligées aux infirmières (pour le « choix » de la catégorie A, suite au droit d’option), c’est aujourd’hui l’ensemble des professionnels de la fonction publique qui se voient donc imposer au total 7 années d’austérité. Si on y ajoute l’augmentation progressive des cotisations retraite étalée jusqu’en 2020, les pertes cumulées sont déjà colossales et insupportables. La CNI se déclare solidaire des mobilisations du 15 mai et partage les revendicationsderevalorisation du point d’indice mais demande également une augmentation des primes de week-end et de nuit.

La qualité des soins occultée

Le système de santé vient donc de passer un cap supplémentaire en termes de restrictions en niant les aspirations des professionnels et en mettant en péril le service rendu à la population. La dégradation de la qualité des soins a aussi des conséquences et un surcoût évitable. Toute compétence doit être reconnue et rémunérée à sa juste valeur.

Contact presse Nathalie DEPOIRE

Présidente de la CNI

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