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Question de stress

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Écrit par Stéphane DERES   
22-08-2011
stress_infirmiere.jpg Question de stress : enquête nationale sur le stress infirmier

L’évolution de la qualité de vie au travail fait régulièrement l’objet d’études par différents organismes. Souvent utilisé comme support, le questionnaire permet de recueillir des informations ciblées sur une population précise et propose une analyse à partir de données déclaratives. ...

Spécifiquement, la profession infirmière n’a que très rarement fait l’objet d’une enquête à grande échelle. Ensuite, aucune de ces enquêtes ne permet de mesurer, dans le temps, cette évolution de qualité de vie au travail alors que, dans le contexte actuel de réforme et avec les restrictions budgétaires qui en découlent, cette qualité ne cesse de se dégrader.

La CNI Coordination Nationale Infirmière, avec la participation de médecins du travail et en partenariat avec l'A.I.A.S., va donc mettre en place un outil d’évaluation annuelle du stress pour suivre l’évolution au fil des années. Les résultats permettront ainsi d’objectiver le ressenti des professionnels du terrain, de quantifier le bien-être (pour les plus optimistes) ou le mal-être (pour les plus pessimistes) et de faire valoir ces données chiffrées au niveau ministériel. 

Pour atteindre cet objectif, les items seront réduits à leurs plus simples expressions pour permettre une analyse rapide avec un nombre de réponses maximum. Nous proposons donc, en ligne sur notre site, un questionnaire pour mesurer de manière déclarative le stress sous ces trois aspects : global, au travail et sur un plan personnel. Les trois items se présentent sous la forme d’une échelle visuelle graduée de 1 à 10. Chaque année, nous mesurerons ainsi nationalement et spécifiquement le stress de la filière infirmière (IDE, spécialités et cadres).

Enfin, le questionnaire propose un espace dédié pour que les professionnels mettent en texte libre leurs remarques, vécus spécifiques, contraintes… Ainsi, à partir de ces différents commentaires et dans un second temps la CNI élaborera un questionnaire plus exhaustif afin de mener une véritable enquête sur les conditions de travail de la filière infirmière. Le but sera de pointer, de manière objective, les sources d’insatisfaction et de proposer des axes d’amélioration adaptés aux professionnels.

Fin 2010, la CNI avait de la même façon réalisé un sondage « en ligne » concernant le choix des professionnels face au droit d’option. Cette enquête nationale avait recueilli un vif succès sur notre site et les résultats obtenus se sont révélés être superposables aux résultats nationaux (42% de passage en catégorie A  et 58% pour la B). Ce gage de fiabilité nous incite à poursuivre ce type de démarche.

Cette enquête qui mesure votre « dose de stress » à un instant « T » est déjà en ligne depuis quelques jours. Il ne demande qu’une minute de votre temps. Nous vous invitons à y participer largement www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/surveys/view/Sondage-national-sur-le-Stress-infirmier/index.html et à inviter vos collègues à faire de même. Il est important de pouvoir quantifier ce stress pour prouver si nos impressions et les vôtres se recoupent.

Nous percevons que les conditions de travail, la pression exercée sur les professionnels n’ont jamais été aussi pesantes et que ces conditions se dégradent encore, il importe de l’objectiver.

Pour la CNI, la notion pénibilité doit être réexaminée spécifiquement pour nos professions. Chaque professionnel souhaite retrouver son cœur de métier et donner du « sens » à son travail.

Les premiers résultats de cette enquête seront présentés lors d’une conférence sur le stress au Salon Infirmier (Porte de Versailles à Paris le 14 octobre 2011 à 14 heures salle Véga). La CNI vous invite évidemment à participer à ce grand rendez-vous qui rassemble des milliers de professionnels de la santé. Le Salon est un lieu d’échange. Venez nombreux partager l’expérience de soignants venus des quatre coins de France, n’hésitez pas à vous arrêter sur notre stand C9 et n’oubliez pas de participer à notre questionnaire … bien entendu ! 

Stéphane DERES
CNI de Poitiers

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Commentaires
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PATRICIA E.  - COURAGE !!!   |2011-09-16 17:33:42
on nous demande notre avis d'infirmière et c'est déjà bien. c'est vrai que les conditions de travail se dégradent à vitesse grand V, ce que je constate bien qprès 22 ans de travail de nuit à temps plein. On a le choix entre raler ou se motiver à continuer à soigner nos patients. Si on n'étaient pas là, qui nous remplacerait ??? Alors courage, chères consoeurs et chers confrères, soyons acteurs de notre profession d'infirmière.... nous sommes là avant toute chose pour prendre soin des patients...
ss   |2011-09-15 10:11:55
Ne pas connaitre le chômage est déjà un sacré avantage...
Il existe bien d'autres métiers très stressants dans lesquels en + vous risquez de vous faire licencier... Ce qui est aussi source de stress.
Etonnant de voir les IDE se plaindre autant alors qu'ils ont le choix de leur employeur, peuvent changer de poste du jour au lendemain, décider de choisir un service moins stressant, et sont parmis les bac +3 les mieux payés en début de carrière... Demandez à un jeune qui sort d'une licence tertiaire combien il gagne! LE SMIC!
sposito  - réponse   |2011-09-15 14:01:16
J'entends bien ce que vous dites mais puisque notre metier vous parait si simple pourquoi ne pas venir l'essayer mais pas juste une journée !! hein ?!
patricia s  - ben faites infirmier alors!   |2011-09-17 07:18:51
bjr je crois qu'il faut vous remettre un peu les pendules a l'heure et vous expliquer la realite de notre metier:
1. pour le choix de l'employeur OK je veux bien, l'absence de chomage OK
2. nous sommes titulaire d'un diplome d'etat qui fait que sans lui nous ne pouvons exercer et que ce n'est pas donné au premier venu sans connaissances et sans pratique technique des soins (et oui on SOIGNE des gens donc on fait pas n'importe quoi avec LA VIE HUMAINE, desolee!). En est-il de meme dans le tertiaire? je ne crois pas, ou alors donner moi des exemples... si une "boulette" est faite je crois que les consequences ne sont pas du meme ordre!
3.Psychologiquement, nous sommes des souffres-douleurs: nous sommes confrontes auxc humeurs des MEDECINS, CHIRURGIENS, ANESTHESISTES, COLLEGUES, PATIENTS, FAMILLES, PERSONNEL HOSPITALIER de tout grade et franchement des fois c'est pas triste.... nous tentons de gérer toutes les emotions que l'on recoit (colere, angoisse, tristesse,
patricia s  - suite   |2011-09-17 08:07:13
depression, demence, troubles mentaux divers, joie , stress et j'en passe).
4. nous ne sommes pas de simples executants: nous effectuons des gestes techniques, nous sommes vigilants a surveiller correctement nos patients afin de prevenir ou traiter les symptomes et complication de leur pathologie ou de leur interventions ce qui signifie connaitre les suites normales, les signaux d'alerte, d'evaluer la situation au plus juste afin de mettre en oeuvre les actions adaptees et de transmettre au medecin le degre de gravite...
5.nous parcourons des kilometres de couloirs tous les jours pendant 7h30 a 12h suivant le mode de fonctionnement du service avec une somme de choses à faire: entre telephone , patients, les deplacer pour se rendre aux examens, familles, visites des medecins, soins, paperasses (et il y en a !!!), nettoyages et entretien du materiel et des lieux, medicaments per os et injectables... ; nous sommes tenus de rester au travail et d'assurer la continuite des soins tant qu'une releve n'est pas la ou que la situation du service l'exige (bjr les heures supp, que l'on ne peut recuperer que si l'effectif le permet! les conges enfant malades c'est pareil), nous remplacons les collegues malades sur nos conges sachant que les postes suplementaires ne sont pas payés dans le public mais a recuperer un jour si ont oeut, nous nous faisons mal en portant des patients parfois lourds et n'aidant pas du tout, meme avec du materiel aidant: ON SE TUE LE DOS et TOUT LE RESTE! QUELLE IRONIE D'USER SA PROPRE SANTE POUR CELLE DES AUTRES!!!
6. nous assurons aussi la formation et l'evaluation des etudiants que ca nous plaise ou non (il y a vraiment des cas!)
7. nous nous formons tout au long de notre carriere pour etre a jour sur l'evolution des pratiques et des innovations medicales pour la securite des soins et afin de toujours ameliorer la qualite des soins apportes aux patients.
8. pour le choix du service je suis mesuree: on m'a change 3x de service en 1an et demi dont 2 sans me demande mon avis => 2 services ou tout se passais tres bien et le 3eme c'est moi qui ait demande a changer mais je n'ai pas eu le choix de mon affectation
ET ENCORE JE VOUS LA FAIT COURTE, IL Y EN AURAI DES CHOSES A DIRE SUR LA CONDITION INFIRMIERE!!!
D'OU PEU BIEN VENIR NOTRE STRESS? je vous le demande
je ne crois pas qu'il y ai bcp de metiers qui demande de mobiliser autant de capacites, de connaissances, de competences et de don de sa personne que celui des infirmieres. alors si 1500 euros/mois ca vous parait cher payer pour tout cela , je crois que vous meconnaisez la profession ou que vous avez bien peu d'estime pour LA VIE, LA SANTE et CEUX QUI EN PRENNE SOIN....
Sur ce, bonne journee a toutes les infirmieres qui liront ca et se reconnaitrons dans mes propos. Courage a toutes car notre metier nous apporte quand meme des joies et des rires, nous aimons le pratiquer malgre tout, nous aimons travailler en equipe et les gens tout simplement... BONNE MEDITATION
ANTI SS   |2011-09-17 08:58:02
C'EST NORMAL QUE TU NE GAGNES PAS TA VIE DANS LE TERTIAIRE, TU N'AS AUCUNE QUALIFICATION, AUCUNE RESPONSABILITE, ET SURTOUT AUCUNE QUALITE SAUF DE LA JALOUSIE ENVERS UNE PROFESSION QUE TU NE CONNAIS MEME PAS, PAUVRE DE TOI TU IRAS AU PARADIS
salvat  - soupirs colereux   |2011-09-15 09:10:58
bon c'est bien cette enquête à laquelle je viens de répondre, mais sincèrement elle va servir à quoi ??? à rien. il n'y aura pas plus de poste ds les établissements, toujours des salaires aussi bas donc peu motivants, toujours des conditions de travail se dégradant d'années en années (et je ne suis pas une débutante, j'ai 52 ans je travaille depuis1987 ds le mm établissement et en parallèle je donne des cours au centre de formation de l'hospit privée) une charge de travail qui augmente et tt ça ds l'ambiance de mécontentement général que l'on connait bien... moi je suis franchement désabusée et le seul avantage que je reconnais à cette profession est de ne jamais connaitre le chômage !!!...
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