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Témoignage "Une infirmière qui joue au pompier, c'est débilitant"

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Écrit par L'Express   
01-09-2010

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Martine Schachtel et la couverture de son livre "L'Hôpital à la dérive".







Cadre-infirmière à l'hôpital parisien George Pompidou, infirmière depuis plus de 30 ans, Martine Schachtel prendra sa retraite dans 15 jours et publie, le 2 septembre aux éditions Albin Michel, L'hôpital à la dérive   , un portrait sans concession de notre système public de santé. A mettre entre les mains de tous les patients (potentiels).

 

A propos de la gestion des hôpitaux publics, un mot revient souvent dans votre livre : la schizophrénie...    

Jamais les équipements n'ont été si perfectionnés, la médecine si pointue, mais paradoxalement, ces progrès techniques éloignent les soignants de leur mission première: soigner. Les formalités administratives, les contraintes de planning et d'occupations des lits nous prennent aujourd'hui l'essentiel de nos journées. Et pendant ce temps-là, on ne soigne pas les malades! Je cite dans mon livre une étude éloquente: les infirmières ne passent plus que 8 minutes par jour à pratiquer des soins directs auprès des patients! La rationalisation des soins couplée aux économies de personnel se fait, en premier chef, au détriment des malades.  

Et de la qualité des soins ?    

La sécurité est toujours assurée, elle est notre priorité. Mais l'humain n'est plus au coeur de notre métier. Auparavant, les patients étaient suivis par une équipe de professionnels, aujourd'hui, ils ne savent plus à qui s'adresser. Les exigences de polyvalence obligent les infirmières à changer régulièrement de services. Les contraintes budgétaires limitent la durée de séjour des malades au strict minimum. La pénurie de lits, de personnels, de moyens, conduit les équipes à parer au plus urgent... Sans prendre en compte les attentes des patients. Les malades sont pourtant plus que jamais en demande d'explications, de transparence. C'est très déstabilisant pour eux, mais aussi pour nous, car nous n'avons pas les moyens de répondre à leurs exigences. Et lorsque l'on apprend que l'AP-HP prévoit de supprimer encore 1 000 postes par an d'ici à 2014, il y a de quoi s'inquiéter...  

Les infirmières sont-elles particulièrement exposées à la dégradation des conditions de travail ?    

Chaque année, je dois recruter le tiers de mes effectifs infirmiers, c'est un véritable casse-tête! Faute de suppléants, elles suivent très souvent plus d'une quinzaine de malades chacune. C'est beaucoup trop. Elles ne tiennent pas très longtemps à ce rythme, deux ou trois ans maximum. Les infirmières ne sont plus des bonnes soeurs. Ce sont souvent des mères de famille, épuisées par la surcharge des tâches administratives, les plannings qui bougent sans arrêt, le travail le week-end, les jours fériés, la nuit quand il le faut... D'année en année, je vois arriver de nouvelles candidates, moins portées par la vocation du métier que par le souci de trouver "un emploi". Quand elles arrivent ici, elles déchantent vite.  

Vous raconter aussi les urgences, vues de l'intérieur... Entre cour des miracles, tensions et impuissance générale, on se demande comment la machine tourne encore!    

A Paris, l'Assistance Publique traite une urgence toutes les 29 secondes. 20% des cas sont réels, les autres ne devraient pas être pris en charge à l'hôpital. Mais avec la crise, les gens ne passent plus par leur médecin traitant. La gratuité des urgences attire toute une population de précaires, fragilisés par la société actuelle. Nous sommes pris dans un cercle vicieux. Les réformes se succèdent avant même d'avoir été évaluées. Le personnel est débordé, désinvesti. Les patients subissent la dégradation générale, sans trouver ailleurs de meilleures solutions. Si rien ne change, l'hôpital public va dans le mur. En dix ans, 60 000 lits ont été fermés. On ne nous parle plus que de recettes, de rationalisation, d'économies... Où sont les patients, notre mission de service public? Nous ne soignons pas des machines! Les valeurs des soignants sont chaque jour mises à mal.  

La dernière réforme initiée par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot vous paraît-elle ouvrir quelques perspectives ?    

La loi Hôpital Patient Santé Territoire contient un paragraphe qui me paraît très important, celui qui vise à améliorer la collaboration entre médecins et infirmières. Il s'agit de remettre les praticiens au centre de leur pratique, c'est-à-dire la médecine, et les infirmières auprès des patients. Voilà un vrai projet, qui permettra de valoriser le travail des soignants non médicaux en leur offrant un niveau bac +5 et utilisera au mieux leurs compétences. Mais à condition de pouvoir leur offrir un salaire à la hauteur...  

Dans 15 jours, vous prenez votre retraite. Dans quel état d'esprit quitter vous le navire ?    

Quitter l'hôpital du jour au lendemain après 30 ans de carrière, cela fait un peu bizarre, c'est sûr... Mais c'est sans regret. Exercer dans ces conditions, cela ne m'intéresse plus. Tant que l'on peut travailler dans le respect de ses valeurs, c'est très enrichissant. J'ai adoré participer à des projets de soins. Mais passer son temps à combler les trous dans le planning des infirmières, à chercher des lits, à jouer les pompiers, c'est débilitant. On n'a pas besoin de cadres-infirmiers pour faire ça.  

Source : l'Express 01/09/2010

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BFM - Flash Actu

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Siège :1, place des Marseillais - 94227 Charenton-le-Pont Cedex ) et d'être titulaire d'un compte bancaire BFM ouvert à la Société Générale (S.A. au capital de 725 909 055 euros - Siège social : 29, boulevard Haussmann – 75009 Paris - 552 120 222 RCS Paris). Vous disposerez de 7 jours, à compter de la date d'acceptation de l'offre de prêt, pour y renoncer. (2) L’assurance DIT est facultative pour tout prêt d’une durée inférieure ou égale à 36 mois (franchise incluse) quel que soit le montant emprunté. Au-delà de cette durée, elle est obligatoire pour les prêts de plus de 10 000 euros. Contrat d’assurance Groupe - Décès, Perte Totale et Irréversible d’Autonomie et Incapacité Totale de Travail – souscrit par la BFM en tant qu’intermédiaire en assurances (inscription à l’ORIAS n° 0 804 13 72) auprès de CNP Assurances, société régie par le Code des Assurances et MFPrévoyance, union de mutuelles soumise aux dispositions du Livre II du Code de la Mutualité. Ce contrat est présenté par la Société Générale en tant qu’intermédiaire en assurances (inscription à l’ORIAS n° 0 702 24 93) (3) Taux effectif global en vigueur du 05/02/2009 au 28/02/2009 pour un prêt d'une durée de remboursement comprise entre 6 et 12 mois et hors assurance facultative. Pour un prêt d'une durée et/ou montant différents, consultez un conseiller en agence Société Générale. Livret d’épargne « BFM Avenir » La Banque Fédérale Mutualiste propose un livret d’épargne original : le Livret BFM Avenir qui associe une épargne performante et la possibilité de bénéficier d’un prêt à la consommation à taux décoté. Accessible à partir de 10 € de dépôts, le Livret BFM Avenir offre une rémunération de 3%(1), pour les 3 000 premiers euros versés. Au-delà de ce montant, et sans plafond sur les dépôts, le taux du livret BFM Avenir est de 2,55%(1) brut. Le Livret BFM Avenir permet de solliciter, sous conditions, un prêt personnel, sans frais de dossier, à taux avantageux à partir d’un certain montant d’intérêt acquis (voir conditions sur le site www.bfm.fr). (1) Taux nominaux annuels bruts, en vigueur au 16/02/2009 susceptibles de variation. Intérêts soumis à l’impôt sur le revenu ou au prélèvement libératoire forfaitaire et aux prélèvements sociaux. 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Pour un prêt d'une durée et/ou montant différents, consultez un conseiller en agence Société Générale. (5) L’assurance DIT est facultative pour tout prêt d’une durée inférieure ou égale à 36 mois (franchise incluse) quel que soit le montant emprunté. Au-delà de cette durée, elle est obligatoire pour les prêts de plus de 10 000 euros (6) Voir conditions en Agence. Solutions immobilières Bénéficiez des taux de prêt avantageux de la Société Générale, d’un taux d’assurance préférentiel négocié par la BFM auprès de CNP Assurances et de la possibilité de faire cautionner votre prêt par votre mutuelle(1) Et si vous avez moins de 35 ans, vous bénéficiez de l’offre Pack Install’ dont la prise en charge des frais de dossier(1) sur votre prêt immobilier Société Générale. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.bfm.fr. (1) Voir conditions et liste des mutuelles « caution » en Agence.

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SUZON08  - les personnes âgées à l'hôpital   |2010-09-04 08:14:56
Ma mère qui a 84 ans, et qui vit depuis 15 ans chez moi, a fait un malaise le 9/08. Le SAMU décide de la transporter aux urgences, et c'est le cauchemar qui commence, et qui va durer une vingtaine de jours. Pas de place en gériatrie, on décide de la mettre en néphrologie (elle a une insuffisance rénale depuis des années)
la néphro l'envoie en hôpital psychiatrique (c'est inscrit dans son dossier médical qu'elle a été maniaco-dépressive) "refoulée" par l'hôpital psy, elle revient aux urgences. La nephro accepte de la reprendre parce que c'est le weeck end. Lundi on la renvoie à l'hôpital psy. Quelques jours plus tard, retour aux urgences pour problèmes respiratoires. Ce sont les urgences qui la "refoule" cette fois, disant que son état ne nécessite pas de soin particulier. Quelques jours plus tard, de nouveau transférer aux urgences depuis l'hôpital psy, avec le motif suivant : pronostic vital menacé. Après une journée complète aux urgences avec Maman, je vois la difficulté que le médecin urgentiste a pour trouver une place. Vers 20h un pneumologue accepte de la prendre dans son service.
Je n'oublierai jamais les images de ma mère les mains liées, avec une sonde urinaire, une perfusion et une sonde naso-gastrique, se débattant pendant 3 js et 3 nuits sans dormir. Elle sortie de l'hôpital psy complètement épuisée. a-t-elle fait un A.I.T.? personne ne nous le dit. Elle est maintenant dans son monde, toujours apeurée qd elle voit une blouse blanche.
J'ai écrit à MME BACHELOT pour lui montrer qu'il y a un de gros problèmes de place et de personnel dans les hôpitaux français actuellement. Nous avons rencontré du personnel formidable,d'autre moins concerné, des médecins qui ont accepté de sortir de leur spécialité pour chercher des solutions, d'autres complètement hermétiques et inhumains.
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